France en quelques mots

France

  La France est l'un des plus

La France est l’un des plus vastes pays du continent européen. Même si des contrastes sont perceptibles d’une région à l’autre, l’Histoire du pays en fait très tôt un Etat-Nation. Les influences successives, romaines et franques essentiellement ont permis la construction progressive d’un ensemble centralisé autour d’une autorité forte, royale, impériale ou républicaine. L’esprit des grandes penseurs, de Descartes aux Lumières en passant par Montesquieu a modelé l’aspect particulier d’un peuple attaché au tryptique de sa devise ; liberté-égalité-fraternité. Il n’en est pas moins un pays où chacun reste attaché à la noblesse de son statut d’une part, à l’expression de son opinion particulière d’autre part. Etrange mélange.




10 Points de repères France France
Régime République République
Population 60,2 millions 60,2 millions
Langue français (romane) français (romane)
Unité monétaire Euro Euro
Religion dominante Catholique Catholique
PIB par habitant 107 (UE = 100) 107 (UE = 100)
Niveau de prix a la consomation 111 (UE = 100) 111 (UE = 100)
Taux de chômage 9,4% 9,4%
Taux de croissance 1,3% 1,3%
Taux de jeunes en enseignement secondaire supérieur 82,6% 82,6%



Valeurs clés

 

 Structures familiales historiques dominantes

 

France : les structures sont variées sur l’ensemble du territoire mais historiquement celle nucléaire-égalitaire du bassin parisien a pris l’ascendant sur les autres, par son influence politique forte après la Révolution.

 

Déchristianisation

 

France : la « fille ainée de l’Eglise » n’est plus ce qu’elle était. La France, à commencer par le bassin parisien, est très précocement déchristianisé. Croyance en Dieu et pratique religieuse sont parmi les plus faibles en Europe.

 

Attachement à la liberté et à l’égalité

 

France : mêmes valeurs, quoiqu’en sens opposé : un peu plus libres qu’égaux. Peut être un tiers de liberté, un d’égalité et un de fraternité ? On retrouve cependant pour les deux paramètres un équilibre sans doute lié aux structures familiales dominantes nucléaire-égalitaire.




Faits et personnage historiques

 

Astérix le Gaulois

Uderzo et Goscinny ont parfaitement exploité le mythe de nos ancêtres les Gaulois. Malins et courageux, bons vivants et curieux, en rébellion contre la domination romaine, le héros et ses amis sont un concentré de l’image stéréotypée du Français. Avec sanglier et cervoise en lieu et place de la baguette et de la bouteille de vin.

 

Les Francs

Lorsque les Francs s’installent dans le nord de notre pays, les structures tribales de « petits villages gaulois » ont laissé place depuis l’empereur Claude au centralisme et au droit romain. A la différence de leurs zones germaniques, les Francs, s’installent chez nous sur des terres romanisées, au sens linguistique et de l’organisation sociale.

 

 

Philippe le Bel

Notre pays  lui doit la mise en place des prémices d’un état moderne : une souveraineté absolue et une fiscalité imposées à tout le territoire. Il centralise l’administration sur les plans politiques, juridiques et financiers, tout en consultant régulièrement des assemblées de nobles et de bourgeois. Philippe le Bel est le premier souverain moderne d’un état fort et centralisé.

 

René Descartes

Beaucoup de Français s’estiment cartésiens. La leçon collective retenue du grand philosophe est essentiellement axée sur la suprématie de la raison contre autorité et tradition, à laquelle peut s’ajouter la rigueur intellectuelle. Phénomène qui sera bien amplifié par les années Lumières à la française.

 

Armand Jean du Plessis de Richelieu

Le cardinal ministre de Louis XIII a été le chantre de la raison d’Etat. Implacable serviteur, il soumet les contre-pouvoirs huguenots et nobiliaires. L’absolutisme ainsi préparé prendra toute sa dimension sous le règne de Louis XIV. Une de ses maximes : « Qui a la force a souvent la raison, en matière d’Etat ».

 

Jean-Baptiste Colbert

Premier ministre au sens moderne du terme, il contrôle tout, ne laissant au roi Louis XIV que les sujets régaliens : défense et affaires étrangères. Partisan de l’interventionnisme de l’Etat, il favorise le développement du commerce et de l’industrie, souvent à son propre avantage.

 

Pierre-Victurnien Vergniaud

C’est avec éloquence qu’il se dressera en juillet 1792 contre le roi, qu’il fera déclarer la patrie en danger. Suivront dans la foulée la levée en masse avec ces marseillais qui entonnent le Chant de l’armée du Rhin, futur hymne national, et la bataille de Valmy. Tribun plus qu’homme d’Etat, belliciste mais politiquement modéré, acquis au fédéralisme et opposé à la prépondérance de Paris et de la Commune, il sera guillotiné un an plus tard. Une de ses citations : « Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. Levons nous ! ».

 

Les Grandes Ecoles

La logique du rang social s’exprime sous la France révolutionnaire par la création des Grandes Ecoles, version laïque de l’ordre républicain : l’Ecole Polytechnique créée en 1794, suivie par l’Ecole Normale et  le Conservatoire National des Arts et Métiers. Elles réalisent un savant dosage du sens de l’honneur et de la rationalité issue des Lumières, qui amplifie la grandeur de la formation des élites.

 

Napoléon Ier

L’image de l’Empereur est très contrastée, tant en France qu’auprès des peuples européens. Côté pile : les apports institutionnels de la présence impériale. Côté face : une incapacité à concilier la fièvre nationale des peuples voisins avec la domination qu’il leur imposait. Le nationalisme en Europe n’en a été qu’exacerbé.

 

Jules Ferry

Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ? Jules Ferry fait voter en 1881 et 1882 les lois rendant l’école primaire publique, laïque, gratuite, obligatoire et en Français. Objectifs majeurs: émancipation, adhésion de tous aux valeurs républicaines et ainsi renforcement de l’Etat-nation français

 

Charles de Gaulle

Un résumé des personnages précédents : le sens de l’Etat, le sens du devoir, la résistance héroïque, la noblesse de l’homme. Et une souveraineté centrale absolue véhiculée par les principes de la Vème République.

 

Et tant d’autres…

Au palmarès des faits, lieux et personnages connus chez nos voisins allemands et italiens, nous aurions pu vous citer également : Emile Zola, Paul Gauguin, Victor Hugo, Molière, le Mont Saint Michel et la tour Eiffel… Et vous parler encore plus de Louis XIV et de Napoléon (source : Cultures Croisées, J.M.Guy – Ministère de la Culture et de la Communication)




Idée a creuser

 

L’arrogance française

C’est l’un des stéréotypes les plus utilisés à l’étranger pour caractériser les Français. Ses bases :

  • La gesticulation, le parler fort, le couper-la-parole
  • L’argumentation sur n’importe quoi
  • L’ambition universaliste d’exporter partout ce qui marche chez nous

Bien évidement, ce n’est qu’un stéréotype à ne prendre que comme tel.

 

Un onze black-blanc-beur

Mythe très circonstancié datant de 1998 : la bande à Zizou. Notre Président de la République qui hurle dans les tribunes… Et puis un flop en 2010.

 

Les contre-pouvoirs

En théorie, la constitution de la Vème République renforce l’Etat et le pouvoir du chef suprême élu au suffrage universel. Après l’euphorie des trente glorieuses, et dès 1968, le contre-pouvoir est dans la rue (grèves, manifestations…) ou sur les réseaux internet. C’est sur ces derniers que s’est construite la victoire du nom au référendum de 2005 portant sur la constitution européenne. Des Français qui sont champions du monde de la remise en cause de ce qui a été décidé par leurs élus. Champions ? Comme en 1998 ?