La Roumanie en quelques mots

La Roumanie

Poste avancé de l’Empire romain au Nord Est, la Roumanie est traversée par des influences et des découpages successifs, entre hongrois, bulgares, ottomans, toujours sous l’œil vigilant de la Russie, intéressée par l’accès à la Mer Noire. Constituée récemment sous ses contours actuels, la Roumanie offre les contrastes de sa géographie (plaine danubienne, montagnes des Carpates, Plateaux de Transylvanie) et de ses occupants successifs. De nos jours, ce pays, adhérent à l’Union Européenne en 2007 cherche à rattraper un retard considérable de développement et a adhéré à l'Union Européenne en 2007. Les sujets d'actualité concernent le développement économique et les flux migratoires.

Les exemples ci-dessous illustrent les éléments de reflexion que Valeur Europe peut vous fournir.
 




10 Points de repères Roumanie France
Régime République République
Population 22,3 millions 60,2 millions
Langue roumain (romane) français (romane)
Unité monétaire Leu Euro
Religion dominante Orthodoxe Catholique
PIB par habitant 46 (UE = 100) 107 (UE = 100)
Niveau de prix a la consomation 62 (UE = 100) 111 (UE = 100)
Taux de chômage 7,3 % 9,4%
Taux de croissance 1 % 1,3%
Taux de jeunes en enseignement secondaire supérieur 76 % 82,6%



Valeurs clés

Structures familiales dominantes

Roumanie : la structure la plus implantée est nucléaire-égalitaire, à savoir une égalité entres frères lors d’héritage, et une liberté des fils par rapport au père après leur mariage. Dans l’ouest de pays, on retrouve une structure égalitaire mais autoritaire, où les fils restent sous l’autorité du père. NB : les filles ont très longtemps été laissées pour compte dans tous les pays européens.

France : les structures sont variées sur l’ensemble du territoire mais historiquement celle nucléaire-égalitaire du bassin parisien a pris l’ascendant sur les autres, par son influence politique forte après la Révolution.

 

Déchristianisation

Roumanie : majoritairement orthodoxes, les roumains font partie des européens les plus croyants, quoique moyennement pratiquants. Leur confiance en l’Eglise est très élevé car celle-ci a conservé une image protectrice lors de la période communiste.
France : la « fille ainée de l’Eglise » n’est plus ce qu’elle était. La France, à commencer par le bassin parisien, est très précocement déchristianisé. Croyance en Dieu et pratique religieuse sont parmi les plus faibles en Europe.

 

Attachement à la liberté

Roumanie : l’attachement à l’égalité est un peu plus développé qu’à la liberté en Roumanie. Le sentiment que personne ne doit être laissé pour compte prédomine.
France : mêmes valeurs, quoiqu’en sens opposé : un peu plus libres qu’égaux. Peut être un tiers de liberté, un d’égalité et un de fraternité ? On retrouve cependant pour les deux paramètres un équilibre sans doute lié aux structures familiales dominantes nucléaire-égalitaire, comme d’ailleurs en Roumanie.



Faits et personnage historiques

Trajan

après de nombreuses tentatives d’implantation de l’Empire romain au nord du Danube, peuplé par les Géto-Daces, Trajan domine la Dacie et glorifie sa conquête par la colonne de Trajan à Rome. Reste aussi le mythe d’une idylle entre Trajan et la bergère Dakia, incarnation de la Dacie. La population daco-romaine a continué à habiter sans interruption les contrées où elle était née.

 

 

Stefan cel Mare (Etienne le Grand)

durant son règne en Moldavie de 1457 à 1504, il incarne la bravoure dans la lutte contre les Hongrois, les Polonais et surtout les Ottomans. Cela lui valut de la part du pape le surnom d’athlète du Christ. Il est par ailleurs le cousin du prince valaque Vlad Tepes qui inspira le personnage de Dracula.

 

Mihail Viteazul (Michel le Brave)

grâce à une coalition militaire avec les pays voisins contre l’Empire ottoman, il réussit en 1599 à unifier sous sa coupe les trois provinces roumaines. Union très fugace mais qui reste vivante dans la conscience nationale des roumains.

 

Nicolae Balescu

grand historien de la nation roumaine, acteur des révolutions en France et en Valachie en 1848, il n’en reste pas moins un défenseur de la cohabitation des peuples dans les Balkans. Chassé par les Turcs puis par les Autrichiens, sa vie se poursuit en exils successifs.

 

Napoléon III

 son action diplomatique auprès des Anglais et des Turcs s’est révélée cruciale pour lever les pressions russes et autrichiennes (Traité de Paris en 1856) et permettre aux valaques et aux moldaves de déterminer eux-mêmes leur destin.

 

Alexandru Ioan Cuza

en 1859, les assemblées moldave et valaque s’accordent sur son nom pour choisir un prince unique, en fondant l’Etat-nation roumain par l’union des deux principautés roumaines (la Moldavie et la Valachie). Le nom de Roumanie a été adopté en 1862, avec Bucarest comme capitale. Par la suite, le nouveau roi de Roumanie, Carol 1er obtient en 1878 la reconnaissance de l’indépendance du pays.

 

Mihai Eminescu

considéré comme poète national au XIXème siècle, il est omniprésent en Roumanie : rues, écoles, statues, billets de banque... Nationaliste, conservateur et romantique, son image fait souvent l’objet de récupérations ou de rejets politiques mais reste un symbole fort pour tous les Roumains.

 

Général Henri Berthelot

à la tête de la mission militaire française, il participe à la difficile lutte sur le front germano-autrichien. Il rentre avec le roi Ferdinand 1er dans Bucarest reconquise le 1er décembre 1918. Cette date est depuis celle de la Fête Nationale en Roumanie, car le même jour, l’Assemblée Nationale de tous les Roumains de Transylvanie, du Banat et des contrées hongroises, décrète l’union avec la Roumanie.

 

Nicolae Titulescu

diplomate, il fut par deux fois président de la Société des Nations avant la Seconde Guerre Mondiale. Doté d’un fort esprit européen et chantre de la collaboration entre nations, il fut l’instigateur de l’entente avec la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, en même temps que promoteur de l’unité roumaine.

 

10 janvier 1947

lors du Congrès de Paris, les contours actuels de la Roumanie sont confirmés. La Roumanie, comme le notait Emil Cioran n’a peut-être pas participé à la Grande Histoire. Elle a fait l’objet d’enjeux territoriaux pour les Romains, les Barbares, les Hongrois, les Mongols, les Ottomans, les Russes, les Autrichiens, et d’enjeux politiques pour la France, l’Angleterre, la Prusse. Rien de moins !

 

Nicolae Ceausescu

il dirige le régime communiste roumain à partir de 1965 jusqu’à son renversement et son exécution en décembre 1989. Il prit une distance de façade vis-à-vis de l’URSS et nouât des contacts avec l’Ouest et la Chine. Il sombre dans la personnalisation du pouvoir, son durcissement avec la police secrète Securitate, et le repli sur soi de la nation. Des révoltes éclatent début décembre à Timisoara, Ceausescu est conspué à Bucarest et s’enfuie avec sa femme. Après son exécution, le Front de Salut National prend le pouvoir avec à sa tête l’ex-communiste Ion Iliescu.

 

1er janvier 2007

après la chute du régime de Ceausescu, la Roumanie se lance dans les processus d’intégration à l’OTAN et à l’Union européenne. C’est chose faite pour cette dernière à partir de 2007, après l’OTAN en 2004.




Idée a creuser

Leu

Au 7 mai 2010, un leu vaut 0,238 euros. Pour vous aider, vous pouvez consulter le site http://www.oanda.com/lang/fr/currency/converter/ en demandant la conversion leu en euro puis en appelant la « feuille de triche du voyageur » que vous pouvez imprimer et conserver avec vous.

 

Parler français

La langue française est relativement bien implantée en Roumanie. Elle est parlée par 17% de la population ce qui la place au second rang après l’anglais (26%). Les jeunes s’orientent de plus en plus vers l’anglais.

 

Villages roumains

L’Opération Villages Roumains a été mise en place en 1988 à Bruxelles et bénéficie depuis de nombreux relais en particulier en France. L’objectif est de contrecarrer le plan de déstructuration des villages instauré par N . Ceausescu, alors que les Roumains sont fortement attachés à leur village d’origine. Elle prend la forme de soutien touristique, de formation d’acteurs locaux et de parrainage de villages par des homologues d’autres pays.